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Située sur la plus haute colline de Beit Mery, la région de Deir El Kalaa
doit son nom au couvent Saint Jean El Kalaa (qui signifie en français le "Saint Jean
de la colline", "Deir" signifie couvent) bâti par les moines Antonins (il existe deux
branches chez les chrétiens maronites: les Antonins et les Maristes) au 18e siècle.
En dépit du couvent maronite, la région de Deir El Kalaa renferme différentes ruines
de l'époque phénicienne, byzantine et romaine. Ce lieu est classé "ruines" par le ministère
libanais du tourisme et il constituait jusqu'une époque très récente un centre culturel
important dans le pays (notamment avec le festival annuel de Deir El Kalaa).
La richesse de la région en matière de ruines revient tout d'abord à sa haute élévation, qui constitue un point stratégique important avec un large angle de vue sur Beyrouth (la capitale) et sur la mer. C'est en fait la raison principale pour laquelle les Romains et, plus tard, les Byzantins choisirent la région de Deir El Kalaa comme fondement pour l’une de leurs colonies. L’histoire de cette région date de plus de 2500 ans, et est divisait en quatre grandes périodes : la prospérité phénicienne, la domination romaine, la fortune byzantine, le couvent de Saint Jean El Kalaa et le christianisme maronite (de même on pourrait ajouter les Cananéens et les Turcs). La découverte des ruines de Deir El Kalaa débuta depuis le transfert de la propriété de la terre à l’Ordre Antonin Maronite en 1747. Les pièces retrouvées se trouvent aujourd’hui dans le musée du couvent situé dans le grand tombeau. Les premiers archéologues à avoir étudier ces ruines furent l’Anglais Waddington, et le Français Clermane Ganaud. Leurs rapports rédigés en 1898, sont disponibles dans la bibliothèque académique à Paris. |
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